Confessions intimes...

Publié le par amaende

(en direct)

... mais professionnelles !

Voilà avant que je quitte ce taff dans cette entreprise de merde, je me sens obliger de confesser :

- Les prix arrondis que je faisait au client en charcuterie traditionnelle sans rien leur dire. et oui ceci se serait su un jour ou l'autre. toi le petit père je te compte le super jambon à 20, 95 euro au prix du pays à 12 euro. Toi la miss avec ton collier de mioche autour de toi, le paté je et le fait à 5.95 au lieu de 9. Et toi parce que tu me dit bonjour et s'il vous plaît je ne te compte pas cette dernière pesée... etc... Je ne sait pas pour combien j'ai offert, mais sur mes 11 mois la-bas, ça devrait bien représenter un ou deux plein en moins pour les bagnoles de mon patron.

- Pareil pour les clients qui réglaient en ticket resto. là j'avais tenu le compte jusqu'a fin mars où j'avais détourné plus de 100 euro de moyen de paiement. je dois donc en être, sur la même lancée, à 300 euro de resto avec mes potes. là c'est du bien cool, car je suis sûr que ces soir là ils ne mangeaient pas que liquide. Et pour moi ce furent les seul repas équilibrés et protéinés depuis le retour au célibat.

- Y'a aussi les pique-nique partie en milieu de rayon. Le matin, c'est officiel (avec les produits périmé ou abimés) pendant le chargement des rayons. Les après midi, je prenais les fruits,  fromages et le desserts au frais de la boîte et en toute discrétion. Parfois c'était aussi le 4 heures. normal à force de servir de la bouffe. Certes la bidoche me dégoûte toujours, mais je n'ai jamais craché sur de la viande des grison et surtout le fois gras d'oie ou de canard... Avec un paris-brest ou une jacquelinaire (nom d'emprunt) sur le tas, manquait plus qu'un bon café...

- Il y a aussi le recyclage avec le stylo du travail qui reste à la maison, comme cette rallonge, ce tourne vis, ces piles, etc... Ou les trucs cassés ou dépareillés retrouvés dans les poubelles, puis dans mon sac, puis dans caraK', comme par hasard...

- Enfin le bon vieux vol : livre, cd, dvd, bière, vin, bouteille, bouffe, fringue... Mais là j'ai (aussi) une conscience et un sens robindesboisé de la propriété des choses. Une fois lu ou visionné c'est à la rue (où là c'est vite recyclé). Une fois bu ou mangé. Non pas dans la rue...

Enfin voilà.

Par contre j'aurais aimé faire un peu de guerria anti-patron. Enfin surtout contre mon patron. Mais vu que ça ne pouvait que (re)tomber sur mes camarades travailleurs, je n'ai pu que faire disparaître un fax d'un garage pour une réparation d'une grosse bagnole de mon boss... A chacun ces limites et sa conscience...

Plus qu'un mois et 15 jours...

06/09/08 en direct 
Amaende
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