Re-party

Publié le par amaende

Du pourquoi du démon des mot des maux ? .

 

Voilà c'est reparti : j'écris. Plus de cris, plus de maux. Pas autant mais quand même… N'empêche que dans certaines situations, c'est trop pressionnant, (de trop je suis en pression). Hier soir, la preuve encore.

C'est le genre de moment où je suis bourré et où je pourrais faire croire (aux filles) des trucs que je n'ose même pas penser à jeun… Mais il n'y a pas qu'elles qui se trouvent victime de mes éruptions vocabuliques. Je pourrais, par exemple, vous en écrire des heures sur cette pôvre télé qu'on m'a infligé au moment de mon repas. Certes, c'est un petit restau d'ouvrier, de portugais, de quartier, dans le bon sens, ou non. Baste, me voici devant TFmerde et un résumé de rugby. Tout aussi embrumé par l'alcool de l'apéro que par les deux yeux en face de moi, j'ai quand même capté le fait qu'ils accélèrent les images des résumés sportifs. "Faut passer de l'image, va y coco". Il ne faut pas s'étonner qu'on nous vende donc des tarlouzes de rugbyman comme des dieux tombés d'Olympe. Summum de l'infotaitement donc. Après, lors de la météo, je me suis aperçu, qu'à 200 bornes près, je ne savais encore pas trop où situer Mende… Mais je pars quand même (malgré le repas et le digeo…). En final, nous avons eu droit à une émission des meilleurs tubes des années 80 version TFmerde toujours. Là aussi aucune composition originale et complète avec l'artiste d'alors. Rien que du remix avec un tempo, comme il va de soit, accéléré au niveau des années zéro (pour 2000). Des stars d'alors, toujours mise en image bien flou et rapide, histoire qu'on ne puisse pas compter les rails de coco et autres arnaques fiscales scarifiant leurs traits. Les meilleurs pot-pourri des meilleurs refrains des meilleurs chansonnette d'alors qui, par cette démonstration, n'ont de titre de tube que la vision commerciale qui les portes au meilleur vulgus pecum. C'en était (vraiment) trop pour moi, alors que ma copine du jour se tortillait de Soledad sur ce coup là… Ce fut donc dur de ramener tout le monde à la raison (…à défaut d'à la maison …et à la casserole), mais c'est là, qu'une fois encore, les mots on pris le devant sur les gestes qui n'ont pas tardé à se ramener.

Manque de bol, j'ai du payer cette bataille diplomatique par un café qui m'a empêché de dormir de 3 heure trente à 5 heure. Vu que "SaB", n'est pas des plus rigolote à la redescente (apparemment, mais je le savais), j'ai décidé de venir écrire ici… Parti comme un violeur…

Parti ou revenu ? Revenir, avec la ferme intention de savoir pourquoi j'écris tant de minutie de ma vie, avant même parfois de le ("la" en l'occurrence) vivre. J'en suis à me distancier et me décrire, au lieu d'être avec les autres ou dans l'action. Un peu la faute à ceux, et comment, je les fréquente. Oui aussi, l'acoool a du bon, pour me coucher au coin de chaque pièce (sens théâtrale du mot) et commenter en Zitrone local et emphatique. Hier "SaB", n'a pas du tout comprendre… Ce matin à son réveil aussi, sûrement… Je la revoie tantôt…

 

Faut dire que c'est entièrement ma faute, vu que "je pensais, aussi, un peu à l'autre". A savoir la miss du chien auquel j'ai accroché un petit mot (doux)….

 

Mais j'aimerai revenir à mon problème écrire pour qui ? Pourquoi ? Pour quoi ?... Pour qui ? Moi, et pour ne pas oublier. Oublier car j'en fais trop, pas assez (complètement). Rattraper du temps perdu (nommé Béa-triste), du temps foutu (on s'emmerde quand même en tant qu'être humain version française N° 14/08/1971 paragraphe 2007.09.22), du temps grillé, car la mort (vieillesse, car MA MORT (suicide) me semble complètement inaccessible pour l'instant !)) me rattrape à grand pas, handicapant lourdement mon physique et ma trace sociétale. Le Domaine des Possibles synonyme de ma liberté réduit son champs (chant ?) des prétentions à mesure que le corps sociétal me déforme afin de me fondre parmi la plèbe. Si je l'eu, un temps, accepté par "amour" pour unE. Maintenant seul contre tous il en va de mon unité dans le groupe de me la jouer rebelle et de le (auto)signifier. Cette signification passe par l'écrit seule condition de pérennité de l'action. Il s'adresse d'abord à moi-même pour me conforter dans le rôle (de cette fiction, donc) d'anti-héro. C'est une sorte d'hystérie mélant parano et schizophrénie car le "je fais" passe grâce au "je écris" à "il a, il est". Qui par extension devins aux yeux de l'histoire (sans H quand même) "il a vécu" et "il est vivant" !

 

L'écriture est aussi un espoir de relecture un jour. Moi ou d'autres comprendrons peut-être. Jouirons de ce que je peux à peine caresser (de l'idée !)… C'est de la bonne auto-fiction. Du vrai "vraissemblable". De l'onirique du quotidien. D'un banal , voire même d'un possible ou qui sait, d'un phantasme, je crée et vie mon univers. "Sab", "ç" et beaucoup d'autrE, n'existe que par mon touché de plume du clavier… Si mon travail marque mon corps, si CaraK' m'oblige socialement, toute ces fillEs n'ont aucune trace sur moi… …en moi ? Ce n'est pas pour en revenir à mon ancienne démondE au doux nom de Béa-triste, mais c'est effectivement la seule qui m'a marqué. Ou du moins je me suis marqué au fer rouge pour tester la différence entre la douleur de l'absence de son corps et celle d'un tison sur ma peau, pour finalement la mettre en perspective par rapport au dégât que "pourrait" (peut !!!) faire une absence psychique ! Par une mise en abîme sur la place plublique (blog) puis par une mise sur support physique (édition imprimé de ces blog), ces deux translations m'aveuglent de la réalité de ces choses qui ne sont pourtant qu'un souvenir, voire un rêve… Qui me dit que Létyy, Emile ou même moi à poil dans un carton ont bien existé ? Mes souvenirs ? Non. Mes souvenirs de mes souvenirs !

 

A bien y réfléchir.

A bien y réfléchir.

 

Mais mes doigt ne sont pas assez rapides souple et nombreux pour coucher ici toutes ces connexions neuronales fatales à travers cet impuissant clavier de PC…

 

SaB merde, (juste) de la tendressse !

 

23/09/07 (au très petit matin) et 24.

Amaende.

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